MÉDITATION OU CONCEPT POSTURAL

Méditation définition

Le terme méditation désigne une pratique mentale ou spirituelle.

Elle consiste souvent en une attention portée sur un certain objet de pensée ou sur soi.

La méditation implique généralement que le pratiquant amène son attention de façon centripète sur un seul point de référence.

La méditation est au cœur de la pratique des philosophies et religions, mais également médicale.

C’est une pratique visant à produire la paix intérieure, la vacuité de l’esprit, des états de conscience modifiés, obtenus en se familiarisant avec un objet d’observation : qu’il soit extérieur – comme un objet réel ou un symbole – ou intérieur (comme l’esprit ou un concept. (Source Wikipédia )

État de conscience modifié

La conscience, caractérisée par la fréquence des ondes cérébrales, peut être modifiée à volonté, avec des bénéfices pour la santé.

Classification des ondes cérébrales :

Ondes gamma : 65 Hz à 25 Hz, activité mentale intense et synchronisée, apprentissage, création.

Ondes bêta : 13 Hz à 25 Hz, correspondent à l’éveil et à l’activité courante.

Ondes alpha : de 8 à 13 Hz, représentent la relaxation légère et de l’éveil calme.

Ondes thêta : de 4 à 8 Hz, correspondent à la relaxation profonde, de méditation profonde.

Ondes delta : de 0,5 à 4 Hz, celles du sommeil profond, sans rêve. Perte de la notion du temps.

La méthode

Le concept  postural est donc une méditation active – en mouvement – sous la pression physique & psychologique.

Elle commence par la prise de conscience de ses propres connexions.

Première étape : se connecter ou scanner notre cadre

On peut parler d’une étape méditative passive orientée vers plusieurs points :

. Érection du rachis

. Alignement articulaire squelettique

. Détente musculaire

L’état électrique du cerveau est alors modifié.

Le système nerveux central étant intimement lié au système nerveux périphérique, c’est tout notre organisme qui bénéficie de ce changement d’état.

Deuxième étape

Cette posture une fois acquise est immédiatement testée et validée sous la pression.

Quelconque force exercée à notre cadre doit être redirigée vers le sol.

En effet, la méditation passive orientée se pratique dans un environnement propice au retour sur soi, sans lebrouhaha inhérent à l’environnement naturel dans lequel nous vivons.

Si elle est nécessaire, elle n’est pas suffisante.

En effet, une fois la séance terminée, le patient n’est que peu habitué ou entraîné à maintenir cet état mental – posture mentale se matérialisant par une posture physique – une fois dans le bain de la Vie.

C’est dans ce but que le concept postural introduit la pression lors de cette deuxième étape.

Troisième étape

Une fois cette posture acquise sous pression il s’agit d’apprendre au patient à mouvoir sa structure – posture/cadre – et à résister sans effort physique aux pressions appliquées sous différents angles.

En effet nous vivons en mouvement et de manière permanente sous pression variante.

C’est dans ce but que le concept postural amène le patient à maintenir cet état méditatif de manière permanente, en mouvement et sous la pression.

Ainsi nous pourrons tester son cadre, sa posture lors de :

  • la marche
  • la transition assis/lever
  • la transition debout/sol
  • l’intégration des membres supérieurs

On entraîne ainsi le couple cerveau/corps à maintenir son cadre mental/physique malgré toutes les perturbations qui lui sont appliquées.

Pour ce faire il faut être pro-actif et non seulement en introspection.

Ceci est essentiel.

CAN-DO ATTITUDE ET JEU OU LA ROUTE VERS SOI

Si l’on comprend l’intérêt d’utiliser le logiciel n°1 – posture avant le geste – on peut facilement en déduire qu’il faut être avant de faire.

Ainsi, comme le développe Idriss Aberkane dans le Point :

« Les Valley Heroes renversent l’ordre entrepreneurial et social établi, selon lequel il faut avoir pour faire puis pour être.

D’ordinaire, il faut avoir des diplômes pour exercer un métier et se déclarer en être. 

Le maître soufi Aly N’Daw et l’entrepreneur Hervé Trouillet conseillent de faire exactement l’inverse : il faut être d’abord, même quand on n’a pas de diplôme, de reconnaissance ou de moyens. 

C’est exactement ce qu’ont fait Bill Gates et Steve Jobs : ils se sont déclarés capitaines d’une nouvelle industrie par eux-mêmes, sans attendre que ce titre leur soit conféré par une école, par un État, par un pair, un ordre ou un conseil d’administration, et ce, dans leur garage. »

Comment apprendre à être ?

Dans un monde où tout va de plus en plus vite, où les pressions exercées viennent de toute part, réussir à être tient de l’exploit.

Le concept postural donne un mode d’emploi … une méditation posturale active sous la pression.

Il nous faut un point de départ ainsi qu’une attitude

Le point de départ sera donc d’amener le patient à maintenir un alignement articulaire idéal ainsi qu’un relâchement musculaire optimal.

L’attitude sera la can-do attitude.

Mettant en valeur la réussite et intégrant l’échec apparent comme partie prenante du processus d’évolution.

Exemple d’exercice 

Un exercice simple et facile – en apparence – est de maintenir son cadre, sa posture sous légère pression.

Étape 1 :

On portera l’attention sur les points suivants :

  • pieds parallèles, largeur bassin
  • genoux déverrouillés
  • bassin en position neutre
  • colonne vertébrale dans un état de stretching
  • omoplates tenues
  • tête légèrement basculée vers le bas
  • muscles relâchés de manière optimale

Étape 2 :

Observer la sensation qui nous habite une fois la posture idéale en place.

Ensuite, s’imprégner de cette sensation afin de la maintenir au mieux lors des tests sous la pression et laisser celle-ci traverser sa posture jusqu’au sol. Ne stockant aucune pression, nous apprenons à se sortir de l’équation.

Afin de développer une can-do attitude la pression exercée sera toujours en deçà du point de rupture du cadre, là où les fuites de forces apparaissent.

Par la suite la pression exercée augmentera légèrement  au rythme où l’on peut maintenir l’intégrité de sa posture. Si cela n’est pas possible, étudier les points où le bât blesse afin de les corriger. Là aussi une can-do attitude est de mise tant l’échec apparent aide à nous (re)saisir.

L’idée est de mettre se mettre dans une dynamique de réussite nous amenant à reproduire chez nous les exercices tant la réussite est gratifiante.

Ainsi nous développons au même titre aisance corporelle et estime de soi.

Un cercle vertueux qui nous poussera à toujours réussir -même en cas d’échec apparent, puisque nécessaire à la réussite – et à évoluer en s’amusant.

Car la Nature a sélectionné le jeu comme mode d’apprentissage.

En effet, chaque chaton, chiot, tigre développe les aptitudes nécessaires à leur survie via le jeu. Ce à un point où l’échec n’est pas sanctionné par une mauvaise note mais par la mort.

Remettons alors le jeu au cœur de notre évolution puisqu’il est si Naturel.

Ainsi, par le jeu – dont la règle est une grande concentration sur soi et sur le moment présent, le tout sous la pression – et par une can-do attitude nous nous préparons à vivre, bien vivre dans le milieu extérieur.

Puisque la méthode s’appuie sur la logique, les mêmes ingrédients peuvent évidemment s’appliquer à tout autre secteur (travail, famille, relations sociales…) dans une dynamique de réussite.

  • être concentré sur le moment présent
  • être détendu
  • se sortir de l’équation 

Conséquences d’une mauvaise posture

La posture est une donnée fondamentale pour la santé. Une mauvaise posture aura donc dans le temps des conséquences.

Car en effet, outre la position assise prolongée – de plus en plus courante avec notre mode de vie moderne -, la position debout n’échappe pas à la règle.

L’exagération des courbures vertébrales ainsi que l’hyperextension des genoux, l’enroulement des épaules et la projection de la tête vers l’avant sont autant de mauvaises habitudes qui nuisent à notre posture, en lieu et place d’un alignement articulaire idéal.

Les conséquences sont nombreuses :

  • Douleurs lombaires

Position en antéversion du bassin avec exagération de la lordose lombaire.

Dans cette position le muscle  psoas se trouve en position raccourcie entraînant dans le temps sa contracture.

Les muscles paravertebraux subissent le même sort

Hyperappui des apophyses articulaires postérieures.

Souffrance au niveau des émergences nerveuses -nerf sciatique et nerf crural.

  • Douleurs dorsales

Par exagération de la courbure dorsale entraînant des douleurs par élancement au niveau de la zone centrale du dos (entre les omoplates), mais aussi des douleurs au niveau du cou et des trapèzes avec irradiation possible du moignon de l’épaule aux doigts.

  • Ventre gonflé

La cause est là aussi l’exagération de la lordose lombaire par antéversion du bassin.

Ce défaut de posture entrainant un relâchement jusqu’à un décrochage du muscle abdominal transverse associé à une poussée vers l’avant des viscères.

  • Douleurs de genou

. Par hyperappui de la partie antérieure de l’articulation causée par l’hyperextension du genou

Conflit au niveau du nerf crural

Le relâchement du bassin en antéversion a pour autre effet une douleur par irradiation au niveau du genou suite entre autres aux contractures du psoas et du droit fémoral qui se trouvent en position raccourcie et qui entraînent une gêne soit au niveau de l’émergence nerveuse soit sur son trajet.

. Un faux pied plat

L’effondrement de l’arche interne du pied par relâchement des muscles éverseurs, a pour conséquence une mise en valgus du genou et donc une tension au niveau du ligament latéral interne, un hyperappui articulaire interne et aussi un pincement du ménisque interne.

  • Douleur de l’aponévrose plantaire

La cause est une atonie des muscles éverseurs qui a pour conséquence l’effondrement de l’arche interne et aussi de la position à 45° des pieds.

  • Douleurs d’épaule et du membre supérieur

Du fait de la position enroulée des épaules et aussi de leur projection vers l’avant, les muscles du plan postérieur se trouveront en étirement permanent associé à une atonie et les muscles du plan antérieure se trouveront en position courte, contracturés.

Ce défaut de posture peut entraîner un conflit sous-acromial par élévation du moignon de l’épaule et aussi par une mise en tension permanente des nerfs brachiaux.

Cette dernière pouvant expliquer l’apparition de tendinopathie du coude ou d’un syndrome du canal carpien.

  • Fibromyalgie

. Par irritation du système nerveux

En effet, la mauvaise position vertébrale affecte la capacité du cerveau à communiquer avec le corps (et vis versa).

. Par sollicitation constante de certains muscles au détriment des autres

L’utilisation muscle psoas est perçue par le cerveau comme son utilisation utile pour la course, la fuite.

En réponse il entre graduellement en mode fuite-attaque avec comme conséquences des réactions physiologiques telles que l’augmentation du rythme cardiaque, du rythme respiratoire, de la pression artérielle et du taux de cortisol (hormone du stress).

  • Troubles digestifs

Reflux gastrique, constipation et parfois hernie.

Une mauvaise posture entraîne la compression de l’intestin et de l’estomac provoquant le ralentissement du transit et une diminution de l’absorption des nutriments.

  • Arthrose et ostéoporose

Par une mauvaise répartition des forces et des appuis articulaires et aussi par une sollicitation non optimale des contraintes osseuses – fuite de forces au niveau articulaire- , ces dernières étant vitales à la bonne santé de nos os.

  • Circulations perturbées

La marche avec un faux pied plat utilisé à 45° inhibe l’action du triceps sural qui se trouve être une véritable pompe sanguine luttant contre les effets de la gravité.

L’hyperextension du genou comprime le réseau sanguin et lymphatique -drainage des toxines.

  • Langage corporel

« Votre langage corporel forge qui vous êtes  » Dr Amy Cuddy PhD (TED talks)

Une posture affaissée, repliée indique au cerveau un comportement renfermé, effacé, de dépression, de « vide » d’énergie ainsi qu’une diminution de la confiance en soi.

À l’inverse une posture hypertonique, en extension peut indiquer à votre entourage un problème d’ego et là aussi… de confiance en soi.